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Dessinatrice de bandes dessinées et de jeux vidéo, co-founder de Pixowl avec Arthur Madrid, Sébastien Borget et Adrien Duermael. Je vis et travaille à San Francisco.

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Grosse crise de déprime au sujet de mon inexistante carrière dans le monde de la BD.

"Bien qu'inspiré de faits réels, ce récit est purement fictif, et toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite."     

il y a un an

Marie

Ben arrête de compter sur tes parents, subviens toi même à tes besoins et apprend photoshop, y'a des millions de tutos sur internet.
J'ai du mal à comprendre à quel moment tu t'es donné au juste ? Prends toi en main au lieu de chouiner O_O

il y a un an

Laurel - @bloglaurel

Ton commentaire n'est vraiment pas sympa, Marie.
(enfin il y a peu de chances qu'il soit vu par Camille car elle a écrit sur Facebook, pas ici)
Un peu de gentillesse ne fait de mal à personne et peut faire beaucoup de bien au contraire.

il y a un an

lelic

Si, l'éditeur prend un énorme risque : c'est lui qui fait imprimer les livres. Et les dessins, surtout avec de la couleur, ça coute cher. Rien que 300 exemplaires d'un livre de 350 pages, ça revient à environ 4 euros hors taxes. Alors un grand format avec couverture rigide et tout en couleur, ça coute une blinde. Ensuite il faut stocker, faire la pub (diffuseur) et distribuer (distributeur). Plus le marketing, etc...

En général, ce sont deux ou trois livres qui font tourner un éditeur, les autres sont édités à perte, ou amortis en un temps très long.

il y a un an

Laurel - @bloglaurel

Oui, désolée, ce n'était pas clair dans cette note.
J'ai expliqué sur Facebook à Pascal (et à d'autres) la façon dont ça marche. Et il faut que je retouche les pages pour être plus compréhensible!
Merci pour ces détails, Lelic. :)

il y a un an

Allons allons

Le talent et le business sont deux choses différentes. Saviez-vous que Van Gogh n'avait vendu qu'une seule toile de son vivant ?

PS: J'adore la BD sur la start-up

il y a un an

Laurel - @bloglaurel

Je ne suis pas sûre que ce soit rassurant, mais oui c'est vrai! ^^'

il y a un an

Christian

Bonjour, je ne sais pas si, pour cette partie, vous restez près de la réalité mais, si c'est le cas, je dois vous signaler que vous vous faites balader depuis dix ans. La rentabilité d'un album est très en dessous des 20 000 ex. (que presque personne n'atteint aujourd'hui, même chez les grands), et puis vous devriez toucher des à-valoir, le reste est le PB de l'éditeur. C'est ainsi que ça se pratique chez tout éditeur digne de ce nom. Si ce que vous racontez là est vrai, changez vite ! J'en profite pour vous remercier et vous dire que ça fait donc pas loin de dix ans que je vous suis fidèlement. Ce qui tendrait à prouver que vous n'êtes pas une merde, DU TOUT.

il y a un an

Laurel - @bloglaurel

Oui, désolée, c'est une erreur de formulation! Je parlais dans la page 216 de sous qui tombent, ce sont des avances sur droits, je ne l'ai pas précisé mais il faut que je le rajoute.
Ces avances, dans le milieu, se sont réduites comme peau de chagrin ces dernières années (notamment avec les "forfaits" pour les gros livres). Je ne suis pas la plus touché, loin de là. Des collègues ont dû carrément arrêter, ces derniers mois, et prendre un emploi moins précaire.

il y a un an

CharlSka

Hum quand j'y pense ça doit bien faire 7-8 ans facile que je te suis aussi :).

Après si tu arrives à vivre de ce que tu aimes c'est le principal, même sans avoir la grande vie, sans que toi et Cerise n'aillez trop à vous priver.

il y a un an

Xavier Arnoult

on reconnait bien la réaction d'une personne créative. Parfois le blues prend le dessus, on se sent comme une personne médiocre et puis on réfléchi á ce qu'on pourrait faire et puis on finit par ce dire qu'il y a qu'une chose pour laquelle on se sent vivre. Tu as la chance d'avoir choisit ton boulot et d'en vivre. Et puis tu as beaucoup de talent, mais souvent le talent et monnaie sonnante et trébuchante se sont pas toujours connectés. Mais c'est la vie.

il y a un an

il y a un an

Anim★l

J’ai publié un livre (bon y a pas de couleur etc, ça coûte moins cher à fabriquer) mais je ne me souviens pas qu’il y ait eu un nombre d’exemplaires en-dessous duquel on ne touchait pas de droits. C’est quand-même un peu des chacals les éditeurs dans la BD.

il y a un an

Laurel - @bloglaurel

On touche des avances sur droits, ça suffit parfois pour en vivre le temps de finir l'album. Mais pour toucher un peu plus que le minimum, il faut être rentable (généralement c'est après 20.000 exemplaires)

il y a un an

Dilustro

Enfin bon, ce qui est mis en cause ici n'est pas le talent de Laurel, plutôt la surproduction des éditeurs français (et ce n'est pas spécifique à la BD, les romanciers galèrent aussi). On nous dit que c'est une chance pour le public d'avoir un large choix de livres, que c'est la garantie d'une culture saine et ouverte... Mais en attendant, ce qu'on voit, c'est une majorité de bouquins médiocres qui n'auraient jamais dû passer le contrôle qualité, et quelques bons bouquins noyés dans cette masse qui n'arrivent pas à trouver leur public par manque d'exposition. Du coup, il devient quasiment impossible pour un auteur de vivre de ses œuvres. L'offre est démesurée par rapport au lectorat...

il y a un an

Laurel - @bloglaurel

Oui, la surproduction est un vrai problème. Qui n'est pas prêt de s'arrêter, alors que tout le monde dans la profession est conscient du problème...

il y a un an

Emmanuelle

Je trouve que vous avez un parcours exemplaire avec une très belle évolution depuis ces 10 dernières années : tant sur le style du dessin qui s'est affiné, que sur les univers et disciplines explorées.

Et puis, si j'ai bien compris, tout a commencé en autodidacte il y a 10 ans en France. Aujourd'hui : la Californie, Apple, les partenariats avec de grands auteurs américains ... Cerise qui parle anglais !

Se connecter sur votre blog, c'est une super dose de motivation quotidienne pour se retrousser les manches et se dire que nous aussi on peut arriver à concrétiser nos projets !

En général, on dit qu'il faut attendre à peu près 5 ans pour savoir si une entreprise est viable ou pas. J'ai hâte de découvrir la fin de vos aventures pour savoir où vous en êtes aujourd'hui.

Quoiqu'il en soit, il faut continuer !

il y a un an

Laurel - @bloglaurel

Merci Emmanuelle! <3

il y a un an

Martin Penwald

Tu avais déjà expliqué ce principe d'avances sur droit. Si je me souviens bien, pour un album comme Cerise, tu touches environ 16000€ qui te permettent de vivre jusqu'à la parution de l'album.
J'ai énormément de mal à croire que tu aies pu obtenir ce genre d'avance pour au strict minimum un 3ème album de Cerise si l'éditeur avait perdu de l'argent sur les 2 premiers.
Le dernier album que j'ai acheté en France, il y a 2 ans, c'est « Idées Noires » de Franquin, à près de 13€. J'imagine que c'est le prix moyen d'un album cartonné standard. La question qui se pose est quel est le coût de revient de l'objet lui-même ? 5€ ? 10 € ?
Plus le tirage est important, plus le coût de revient est faible, certes, mais je doute que l'on dépasse les 7 €. Reste 6 € par album pour payer la pub, les droits d'auteur, l'éditeur, la TVA.
Ça ne me semble pas insurmontable, pour l'éditeur, de rentrer dans ses frais. Après, je suis peut-être à côté de la plaque concernant les chiffres, mais bon.

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