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Dessinatrice de bandes dessinées et de jeux vidéo, co-founder de Pixowl avec Arthur Madrid, Sébastien Borget et Adrien Duermael. Je vis et travaille à San Francisco.

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La pression au bureau: comment ça marche ? Différentes réactions selon différents caractères.

"Bien qu'inspiré de faits réels, ce récit est purement fictif, et toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite." 

il y a un an

Thibz

C'est tellement ça! :-)

il y a un an

Youpi

"Tu es incapable d'accomplir cette mission"
Tu oublies la troisième réponse:
"et mon poing dans la gueule, ça te calmerait?"
Toute tentative d'oppression a tendance à me donner l'envie de lui faire cracher ses tripes.

il y a un an

Auryn

La méthode "Tu es incapable d'accomplir cette mission" ne marche jamais pour moi. Soit l'opinion de la personne m'indiffère et je me fiche donc éperdument de ses commentaires, soit son opinion m'est importante au départ mais me parler comme à un chien fait immédiatement baisser la personne dans mon estime.

Dans les deux cas, epic fail- mon unique motivation est interne.

il y a un an

Rizel

Auryn : oui c'est ce que beaucoup de disent jusqu'au jour où justement la pression devient trop importante.
Heureusement en temps normal tout va bien, les réactions sont mesurées et comma la tienne.
Sauf que parfois, pour une raison ou une autre, la pression commence à prendre du poids. Soit elle est plus importante, soit tu commences à fatiguer... Et là c'est le début d'un cercle vicieux.
Tant qu'on n'est pas rentré dans ce cercle vicieux, on de dit que ça ne nous arrivera jamais, on n'est pas comme ça... Bah si.

Et aussi avoir déjà réussi à supporter une pression énorme plusieurs fois, ne veut pas dire que dans un an ou deux, tu reagiras bien à une pression même moins forte.

C'est pas pour rien que le burnout touche pour beaucoup des gens investis et qui aiment faire du bon boulot : à la pression externe, ils se rajoutent une couche de pression (le.fameux si je fais du bon boulot c'est pour moi).

il y a un an

Auryn

Je vois ce que tu veux dire mais je crois fermement que, dans ce genre de situation, le salut est dans la fuite. Mon père a utilisé la méthode "Je pense que tu es une merde, maintenant prouve-moi le contraire" toute ma jeunesse. Résultat ? Je ne lui parle plus depuis des années. Il n'a jamais compris pourquoi ça ne marchait pas. Question boulot, je n'hésite pas à démissionner si ça commence à partir en vrille (c'est arrivé plusieurs fois). On ne peut pas changer les autres et ma santé mentale passe avant tout.

Maintenant, dans la situation de Laurel et Adrien ou la fuite n'est pas une option (en tout cas pas dans l'immédiat), je ne sais pas comment je réagirais... je n'ai aucune patience donc je gueulerais probablement sur Joffrey aussi fort qu'il gueule sur moi, rien que pour lui montrer qu'il ne m'intimide pas. Si ça ne résoud rien, au moins ça soulage.

il y a un an

Youpi

En général les situations catastrophiques se produisent parce que la fuite est impossible.
Dans le cas de Laurel, fuir l'entreprise est impossible: ils n'ont pas de carte verte, plus d'argent...

il y a un an

Auryn

Oui, comme je l'ai dit.

il y a un an

DePassage

mes réactions telles que je les vois (ou crois les voir, c'est jamais simple)

la pression:
ah ? peut être, peut être pas, on verra bien, avec suffisamment de temps tout est possible, si j'y arrive pas c'est que c'est le management qui est null et qu'on ma pas donné assez de temps/ressource pour atteindre le but, ou que c'est hors compétence.
et la pression par le manque de budget temps c'est le meilleurs moyen d'avoir quelque chose de rapide mais de pauvre qualité, meme avec des gens compétent (pas maintenable ...)

l'encouragement:
oulaaa ... lui il me passe de la pommade, c'est qu'il veut quelque chose, c'est louche, je me méfie ... (sauf si vraiment j'ai aucune raison de ne pas le penser sincère ou intéressé, ce qui n'est bien sur jamais le cas pour un supérieur hiérarchique)

il y a un an

petitelune

J'ai été mobbée pendant presque 3 ans. Je me reconnais totalement dans ces notes. La peur devient angoisse, l'angoisse te colle a la peau et finit par devenir ta peau, de sorte que tu es en souffrance seulement quand tu ne dors pas. Je suis passée par la culpabilite en me disant que si j'étais traîtée comme ça, c'était de ma faute, puis, au stress continu en voyant que mes offres d'emploi n'aboutissaient pas, comme toutes mes tentatives pour sortir de cet enfer. Ajoutons à cela un coloc taré, un manque d'argent chronique car sous-payée (pourtant diplôme universitaire) et des relations familiales concflictuelles... J'ai perdu beaucoup des mes amis. En même temps, quand on est toujours triste et qu'on ressasse sans arrêt.

Mais aujourd'hui c'est fini et je m'en suis sortie. Et là, je me reconstruis petit à petit.

Sinon, je voulais te dire que je te suis depuis 2007 et que ton blog m'apporte ma petite dose de fraîcheur quotidienne. Je te suis aussi reconnaissante pour comme convenu, car les gens ne comprennent pas vraiment, s'ils ne l'ont pas vécu, ce que ça fait de travailler avec des tarés et comment ça t'affecte. Peut-être qu'avec cette bd, ils seront plus sensibles lorsqu'ils se trouveront en face d'une victime de mobbing.

il y a un an

Laurel - @bloglaurel

Désolée que tu aies traversé ça... 😳 Courage pour la suite !! ❤️

il y a un an

lelic

Autres possibilités :

- Alerter les délégués du personnel quand il y en a,

- enregistrer les multiples propos et mails des personnes exerçant des pressions.

il y a un an

Rizel

lelic : pour avoir vu des cas de burnout : les pressions ont été suffisamment sournoises, et jamais par mail (ou des mails pouvant être interprétés de 2 façons suivant si on connait le contexte ou non, si on est déjà "attaqués" par un début de burnout ou pas).

Pour alerter les DP, même eux ont besoin d'un minimum de preuves pour faire que ça cesse...

Le dernier cas que j'ai vu, personne ne se bougeait et ne faisait rien (car pas de trace, et c'était très sournois). Jusqu'au jour où on a fait un mail en écrivant noir sur blanc que si une personne en arrivait à faire une "bêtise", il ne faudrait pas s'en étonner et que nous mettions en cause la responsabilité de l'entreprise.
On nous avait conseillé de faire ça, car visiblement plusieurs personnes se sont suicidées, mais sans trace il n'était pas possible de dire que c'était lié au travail...
Autant te dire que la direction a réagi immédiatement... bon elle a mal réagi, et a mis plus d'un an à protéger les salariés,... et c'est seulement maintenant 2 ans plus tard qu'ils disent qu'effectivement il y avait des choses qui n'allaient pas.

il y a un an

Damien

L'encouragement marche mieux si c'est de temps en temps et pas pour à chaque fois demander d'en faire plus à la fin plus personne n'est dupe...
La pression c'est pareil à petite dose et encore en général on ne dit pas à une personne qu'elle est nulle...
Toute pression à ses limites et personne n'a la même, certain on besoin d'un peu de pression pour donner le meilleur d'eux même et d'autre plus. Si on dépasse la limite on risque la cata burnout et autre.
Il y a des raisons si en France la productivité est la meilleure au monde.

il y a un an

theCook

A mon avis, ce n'est pas "certains... et d'autres" mais plutôt la même personne qui peut réagir différemment en fonction de son expérience, de sa relation avec la personne qui la dénigre ou l'encourage, de son niveau de fatigue, etc.

il y a un an

Hater86

Il y a plus subtil :

"Je suis étonné que tu aies *encore* fait cette erreur".

"C'était à toi de le voir, même si je t'ai rien dit, soit on est dedans, soit on est pas dedans."

"Tu aurais du trouver la solution plus rapidement, c'est ton boulot."

Et bien entendu les cas de mise au placard, les refus de tes propositions d'amélioration (mais ce sera ta faute quand même le jour où un problème survient), et aussi le coup de confier à d'autres (même des prestataires externes) des tâches pour lesquelles tu es qualifié/passionné.

il y a un an

cass

hello,
je ne sais pas si c'est juste mon impression, mais j'ai le sentiment que le fait de parler de la pression mise encore et encore fait que là l'histoire devient un peu redondante. je comprend que ça ait été un élément clé de l'histoire et que cela se soit répété dans le temps, mais j'ai la sensation que la bd reprend p-e à présent un peu trop de répétition d'épisodes où sont décrits la pression par-ci, la naiveté des auteurs par là ;-) ... cela perd un peu son rythme en fait. c'est dommage pour la qualité du récit. (mais ça n'est que mon petit point de vue de micro-fourmi-lectrice hein ;) l'histoire c'est vous qui l'avez vécue)

il y a un an

Cam

Oui, je suis la BD depuis le début, j'aime beaucoup et je salue le travail de titan que ça représente, mais là ça fait quelques pages (y compris la dernière, la 359), que ça se repete, ça devient longuet! On tourne en rond, entre l'espoir de la carte verte, la pression... c'est d'autant plus redondant qu'on a bien compris que la protagoniste mangeait pour pallier au stress... Aller, un petit coup d’accélérateur!!

il y a un an

Youpi

C'est une BD plus ou moins au jour le jour. Je ne sais pas si vous suivez depuis le début, mais ça explique l'apparente lenteur du rythme. Pas d'ellipse narrative ici.

il y a un an

So

Alors moi, j'ai une réaction complètement différente de celles citées : on m'écrase et je fais la sourde oreille.
Et quand ça dure trop longtemps (genre des jours et des jours à me faire rabattre les oreilles, soit j'éclate à la tronche du gars (ou nénette au choix) ou je m'exécute à contre coeur pour avoir la paix, mais sans chercher à satisfaire réellement la demande.

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